Et si vous emmeniez votre ordinateur personnel ou votre tablette au bureau ? L’idée semble incongrue, mais selon le cabinet américain IDC, 40 % des terminaux utilisés dans le monde pour accéder à des applications professionnelles sont des appareils personnels. Le phénomène vient des Etats-Unis, où il porte déjà un nom : « Bring Your Own Device » (BYOD), ou « Bring Your Own Computer » (BYOC). Littéralement, « apportez votre terminal (ou votre ordinateur) », sous-entendu au bureau.
Le BYOD, c’est un peu le principe des notes de frais kilométriques appliquées aux outils numériques : cela consiste, pour une entreprise, à autoriser ses collaborateurs à utiliser leurs appareils personnels (téléphones, ordinateurs, tablettes électroniques…) à des fins professionnelles, en leur en remboursant une partie. Depuis le mois de mars dernier, les salariés américains de Colgate-Palmolive peuvent par exemple télécharger sur leur téléphone mobile et leur tablette numérique une application conçue par IBM donnant accès à leurs e-mails et à leur agenda professionnels, « Traveler ». Et, depuis début 2010, les employés de Kraft Food aux Etats-Unis reçoivent quelques centaines de dollars pour acheter l’ordinateur de leur choix, avec lequel ils viendront travailler. En France, peu d’entreprises ont déjà adopté le BYOD de façon aussi formelle. « Seuls quelques acteurs des high-tech, de la banque-assurance et de la distribution le pratiquent à titre expérimental », note Bertrand Chartier, directeur associé du pôle « transformation numérique » au sein du cabinet de conseil CSC. À l’origine de ce phénomène, il y a une pression des salariés. Dans un premier temps, ils ont utilisé leurs téléphones ou leurs « smartphones ». Puis l’ensemble des équipements a atterri au bureau : ordinateurs portables, tablettes numériques. Certes, ils achètent eux-mêmes leur outil de travail, ce qui fait rechigner certains. Mais utiliser son propre téléphone multifonctions permet aussi de consulter ses e-mails personnels. Et c’est l’occasion de travailler sur des appareils souvent bien plus performants que ceux fournis par l’entreprise. Chez Cisco France, le BYOD est arrivé il y a trois ans par le sommet de la hiérarchie. « Les vice-présidents ont apporté leur MacBook personnel, plus rapide et plus léger que les PC portables réglementaires de l’entreprise. Vue leur position, il était difficile de le leur interdire », raconte Olivier Seznec, le directeur IT du groupe. Petit à petit, l’ensemble des collaborateurs les a imités, obligeant les développeurs à rendre compatibles les applications-métiers avec le système d’exploitation d’Apple. Aujourd’hui, chacun est libre de venir travailler avec son propre matériel, y compris son iPad. Lire la suite
Le travail à distance se développe peu à peu en France. Généralement assimilé au travail à domicile, il est devenu nomade et peut se pratiquer depuis des lieux multiples. Des espaces collectifs y sont même consacrés.
Selon l’Observatoire de la parentalité, les salariés avec enfants seraient nombreux à plébisciter le travail à distance. Et vous avez-vous déjà utilisé cette méthode?
Une étude commandée par Google Enterprise se penche sur l’entreprise du futur, et plus particulièrement sur le travail à distance, mettant au jour les réticences des salariés au télé-travail.
Le télétravail se développe lentement dans les entreprises et souvent de manière informelle. Un récent rapport commandé par la CFDT–Cadres souligne les risques de dérives et invite le gouvernement à légiférer.
Il y a des mots magiques, comme abracadabra ! sésame !ou télétravail ! Il suffit de murmurer ce dernier à l’oreille de salariés à l’arrêt dans les bouchons, entassés dans les transports ou alignés dans des open space, pour voir briller dans leurs yeux harassés des journées de boulot enchantées. Beaucoup rêvent de basculer dans ce monde merveilleux où les trajets domicile-entreprise se résument à passer du salon au bureau. Mais beaucoup ne s’imaginent même pas évoquer ce mot devant leur DRH, persuadés que ce fantasme ne peut se réaliser que pour les autres.