Ce que cachent les jobs d’été proposés en CDI

Sur le marché du travail, décrocher un contrat à durée indéterminée (CDI), c’est censé être le sésame pour bien commencer dans la vie active. Mais pour beaucoup de jeunes, qu’ils soient encore étudiants, tout juste diplômés ou même pour certains sans emploi à la recherche d’un petit boulot en attendant mieux, le CDI peut parfois leur être imposé par l’employeur et les entraîner paradoxalement dans davantage de précarité.  Avec la crise, c’est d’ailleurs une tendance en plein développement qui inquiète les spécialistes du droit du travail. La célèbre marque de vêtements américaine Abercrombie & Fitch, qui a ouvert une boutique en mai 2011 en bas des Champs-Elysées (VIIIe) et emploie quelque 700 personnes, souvent à temps partiel, en est l’exemple type. D’après nos informations, un grand nombre d’employés, le plus souvent des étudiants, sont engagés en CDI juste pour l’été .

Lire l’article :  Ce que cachent les jobs d’été proposés en CDI.

Pôle emploi : une étude de l’iFRAP révèle le coût de son inefficacité – Contrepoints

L’organisme « Pôle emploi » emploie aujourd’hui un peu plus de 62.000 personnes pour un coût de fonctionnement d’environ 80.000 euros par an et par agent, soit près de 4 milliards d’euros par an. L’iFRAP avait déjà montré que la qualité des prestations de l’organisme, en matière d’accompagnement des chômeurs, se dégradait de façon continue depuis plus de 40 ans. La fusion des organismes, qui a bouleversé un peu plus les missions des agents, a aggravé les choses. Premièrement, afin de faire avaler au forceps une fusion dont les syndicats ne voulaient pas, des concessions ont été faites sur les statuts et rémunérations des agents. En bénéficiant de la convention collective de l’UNEDIC, les ex-agents de l’ANPE se sont vus octroyer des hausses de salaire de 20% par an, pour un coût annuel supplémentaire de 260 millions d’euros. Une charge difficile à assurer quand l’organisme constate un déficit de 59,2 millions d’euros pour 2012.

Lire l’article : Pôle emploi : une étude de l’iFRAP révèle le coût de son inefficacité – Contrepoints | Contrepoints.

Chômage : le gouvernement au chevet des jeunes – Le Point

Ce sera l’un des premiers textes dont le Parlement sera saisi à la rentrée : le gouvernement souhaite, avec les "emplois d’avenir", offrir en 2013 un "tremplin" vers l’emploi à 100 000 jeunes peu qualifiés des quartiers en difficulté, avec l’objectif de favoriser leur insertion durable. Une consultation des partenaires sociaux sur ces emplois subventionnés à 75 % par l’État doit commencer en août, en vue d’une présentation d’un projet de loi à l’Assemblée nationale début octobre.

Lire l’article : Chômage : le gouvernement au chevet des jeunes – Le Point.

Chômage longue durée : un job à plein temps

Si toutes les situations sont différentes, les personnes en recherche d’emploi ont de nombreux points communs, qui plus est quand la période d’inactivité s’allonge… Des difficultés financières à la perte de confiance en soi, le quotidien des demandeurs d’emploi n’est pas toujours rose. Face à cette situation, chacun met en oeuvre différentes ressources pour s’en sortir. A travers 4 billets diffusés cet été sur Mode(s) d’Emploi, plusieurs chercheurs d’emploi nous font part de leur leur(s) expérience(s), présente(s) ou passée(s) et nous livrent leurs conseils…

Début juin 2012, le chômage a atteint 10% de la population active en France selon l’Insee, un record depuis 1999 et l’un des plus forts taux d’Europe. Au premier trimestre, 3,5 millions de personnes qui souhaitaient être actives ne travaillaient pas. Derrière les chiffres, les demandeurs d’emploi prennent la réalité en pleine figure. Au quotidien, ils enchaînent les rendez-vous au Pôle Emploi (quand ils ont la chance d’être régulièrement suivis), doivent se motiver chaque jour malgré le peu d’offres disponibles ou les refus, répondre aux offres d’emploi, relancer leurs candidatures… Mais lorsque le poste tant espéré tarde à se présenter et que les retours des recruteurs se font rares, il y a de quoi se décourager !

Une période à mettre à profit : "Je n’ai pas vraiment profité de moments pour moi, de temps libre, préférant l’action immédiate avec l’obsession de sortir au plus vite de cette situation" explique Bernard Mauriange, ce cadre de 53 ans qui avait affiché son CV en 4×3 dans une rue de Nantes pour trouver du travail. "Il ne faut surtout pas perdre espoir, essayez de faire jouer ses contacts, ne pas se dévaloriser, et continuer de faire des choses, sans arrêt !" conseille quant à elle Chloé, retoucheuse photo de 29 ans, qui a vécu le chômage pendant un an et demi. "J’ai essayé de monter ma propre entreprise mais cela n’a pu aboutir", explique-t-elle. "Alors je me suis inscrite comme auto-entrepreneure pour proposer des séances photos." Pour pallier le sentiment de culpabilité face à cette société qui travaille, les demandeurs d’emploi sont parfois hyperactifs, un comble juge Sylvaine Pascual, Coach en relations humaines et reconversion professionnelle : "Certains billets de blogs ou articles conseillent, pour garder le moral pendant sa recherche d’emploi, de s’imposer une routine, d’être toujours occupé, etc. Je ne suis pas d’accord. Quand on ne travaille pas, on a aussi le droit de se lever tard de temps en temps, de se balader, de ralentir le rythme et de se faire plaisir de plein de manières qui ne coûtent rien. Mais du vrai plaisir, pas de la compensation ! Il donne de l’énergie, et c’est de cela dont ont vraiment besoin les demandeurs d’emploi !"

Créer son activité ou se reconvertir…  : Pour sortir de cette inactivité toute relative, beaucoup caressent l’idée de changer d’orientation, comme Julie : "Après presque un an de chômage, je me dis que je pourrais totalement changer de métier et que les grands diplômes, ça sert désespérément à rien ! Les métiers manuels aujourd’hui sont mieux payés que les métiers tertiaires." A 30 ans, cette chargée de recrutement est en recherche d’emploi depuis septembre 2011. Avec un diplôme d’ingénieur en poche, on ne lui propose pourtant que le Smic…  Sylvain, 33 ans, a franchi le pas de la reconversion : aujourd’hui jardinier-paysagiste, il a été au chômage pendant deux ans entre août 2006 et septembre 2008 puis a consacré un an à se reconvertir. "J’ai cherché à rebondir en apprenant un métier technique et manuel" explique-t-il, "chose que personne ne me voyait faire depuis mon enfance !" Militaire dans l’Armée de Terre pendant 18 ans, Sylvie, 31 ans, a tout de suite entamé un parcours de formation. Si la reconversion des militaires est plutôt courante, la sienne en tant qu’assistante RH n’a pas été simple "surtout quand on recherche un contrat de professionnalisation et que l’on a plus de 26 ans" précise-t-elle. Au chômage d’octobre 2011 à mai 2012, elle a utilisé cette période pour se former. "La formation est essentielle de nos jours" juge Sylvie. "Elle permet de se remettre en question tout en restant compétitif sur le marché du travail".

S’inscrire dans une "démarche offensive" : D’autres décident carrément de se démarquer. La candidature de Bernard Mauriange affichée en grand dans une rue de Nantes en novembre 2009 avait fait le buzz. Cette opération lui a fait prendre conscience de l’importance des réseaux, de la nécessité d’être visible. "J’ai ainsi construit mes propres outils et supports (site, blog, réseau sociaux, identité numérique…)" raconte-t-il, "adhéré à diverses associations, consolidé mon anglais, travaillé sur des supports de communication en épaulant un chef d’entreprise, participé à des manifestations variées…" Une démarche payante puisque Bernard a retrouvé un emploi durable par la suite. Mais il reste réaliste : "Il faut être conscient dès le début que la recherche de la solution est en chacun de nous, dans notre manière d’être, d’affronter la difficulté, de construire un vrai plan d’action, offensif, et de ne rien attendre des autres."

via : Chômage longue durée #1 : un job à plein temps – Mode(s) d’emploi, toute l’actualité du recrutement.

Ces offres d’emplois qui croulent sous les candidatures… et les autres

Si certains postes sont submergés de CV, d’autres peinent toujours à trouver des intéressés, selon une étude du site d’offres d’emplois jobintree.com, qui a passé au crible plus de 300.000 candidatures entre février et mai.

Les candidats les plus durs à dénicher sont les technico-commerciaux. Chaque offre attire seulement 2,3 CV sur la période étudiée. Soit trois fois moins que pour l’ensemble des offres (8,15 candidatures en moyenne). "La fonction commerciale ne suscite pas beaucoup de vocations, car il faut prospecter tout au long de la journée, avec le risque de revenir bredouille", justifie Fabrice Robert, co-fondateur de Jobintree.com.

L’informatique est aussi un véritable casse-tête pour les recruteurs. Une offre d’emploi de développeur, par exemple, ne récolte que 2,6 CV en moyenne. La faute à un système de formation inadapté aux besoins croissants des entreprises dans ce domaine. "Le déficit est particulièrement important pour tous les métiers qui touchent au web", détaille Fabrice Robert. Même pénurie dans l’ingénierie industrielle (dessinateur projeteur, ingénieur en bureau d’études…).

A l’inverse, la concurrence est rude sur les postes d’hôtesses d’accueil. Chaque offre recueille, en moyenne, 64,6 candidatures ! Le contexte économique difficile incite en effet les chômeurs à postuler pour des emplois peu qualifiés, où il est facile d’être embauché rapidement : serveurs, techniciens de surface, agents de sécurité…

Bien qu’elles requièrent de bons diplômes, les offres de chargés de communication, de juriste ou encore de chef de produit croulent aussi sous les candidatures. L’explication est simple pour Fabrice Robert : "Le marketing, les RH et le juridique sont les premiers secteurs à trinquer en temps de crise".

Lire l’article complet : Ces offres d’emplois qui croulent sous les candidatures… et les autres – Capital.fr.

Chômeurs, tout ce que Pôle emploi promet de changer d’ici 2015

Le plan stratégique "Pôle emploi 2015" revoit de fond en comble le suivi des chômeurs. Capital.fr s’est procuré ce document. Tour d’horizon des principales nouveautés qui devraient changer la vie des demandeurs d’emploi.

Les objectifs affichés par Pôle emploi sont ambitieux. D’ici 2015, la part des chômeurs de longue durée devra passer sous la barre de 34% (contre 36,9% actuellement), en particulier celle des jeunes et des seniors. Les formations devront être plus efficaces avec du taux de sortie vers l’emploi. Pour faire face à l’actuelle flambée du chômage, Pôle emploi a prévu une refonte totale de ses services et de son organisation.

1. Un accompagnement personnalisé selon les profils : Pour gagner en efficacité, la direction de Pôle emploi propose d’adapter le suivi au profil de chaque chômeur. Les plus éloignés de l’emploi (soit environ 15% des chômeurs) bénéficieront d’un "accompagnement renforcé" avec un entretien approfondi chaque semaine et de services adaptés à la réalité du marché, leur mobilité géographique, leur niveau de formation. Les plus autonomes et les "volontaires" pourront se contenter d’un débriefing "100% web" (par email et chat). Pôle emploi enterre donc définitivement le "suivi mensuel personnalisé" imposé en 2006. Ces changements interviendront dès début 2013.

2. 70 dossiers par conseiller spécialisé sur l’accompagnement renforcé : Chaque conseiller suit en moyenne 161 demandeurs d’emploi. "On est loin des 60 prévus lors de la fusion des Assedic et de l’Anpe", rappelle Jean-Cyril Le Goff, secrétaire général adjoint de l’Unsa Pôle emploi. Pour les rassurer les syndicats, le Ministre du Travail, Michel Sapin, vient de confirmer la création de 2.000 CDI supplémentaires . S’ajoutent les 2.000 autres salariés affectés aux fonctions support, qui doivent être redéployés dans les agences. Soit 4.000 postes dédiés uniquement à l’accompagnement des chômeurs, en plus de 6.700 actuels.

3. Un entretien d’inscription sous 10 jours : D’ici 2014, Pôle emploi s’engage à réaliser l’entretien d’inscription et de diagnostic dans les 10 jours ouvrés après le 1er contact avec ses services. Objectif : accélérer les délais d’indemnisation. Pour gagner du temps, des outils d’auto-évaluation en ligne permettront aux demandeurs d’emploi de préparer leur rendez-vous. Ensuite, tous les demandeurs se verront proposer au minimum un bilan au 4ème et au 9ème mois. Plus besoin de se déplacer en agence. Pour les chômeurs jugés "autonomes", cet entretien pourra être totalement dématérialisé.

4. La création d’un service des "contrôleurs" : Jusqu’à présent, le conseiller avait la double casquette : accompagnateur et contrôleur. Leur statut est encore flou, mais ces spécialistes du contrôle de la recherche d’emploi interviendront soit sur signalement du conseiller, soit de façon aléatoire. Des expérimentations sont prévues dès 2013.

5. Un pilotage par les "résultats" : Jusqu’à présent, les conseillers disposaient d’indicateurs de moyens pour juger de leur efficacité. Il s’agit d’une panoplie d’outils (ateliers, bilans de compétences, formations, etc.). Ils auront désormais des indicateurs, adaptés au bassin de l’emploi, permettant de mesurer l’efficacité des reclassements.

Lire l’article complet : Chômeurs, tout ce que Pôle emploi promet de changer d’ici 2015 – Capital.fr.

Le smic augmentera de 2 % le 1er juillet

Le Smic sera revalorisé de 2% au 1er juillet, soit 1,4% au titre d’une prise en compte anticipée de l’inflation, et 0,6% au titre du «coup de pouce», ce qui représente un gain net mensuel de 21,50 euros pour un temps plein, a annoncé mardi le ministre du Travail Michel Sapin. «C’est une anticipation» sur la revalorisation automatique du 1er janvier 2013, a précisé le ministre lors d’un point presse.

«Le seul fait de proposer une revalorisation au 1er juillet est en soi positive, c’est six mois de gagné», a-t-il ajouté.  Depuis plusieurs semaines, le gouvernement avait prévenu que le coup de pouce, très attendu par les syndicats, serait « raisonnable ». C’est «substantiel pour les intéressés sans déstabiliser le tissu économique de notre pays», a encore estimé le ministre du Travail. «Nous rompons donc avec la politique du précédent gouvernement, qui par dogmatisme refusait tout coup de pouce», a déclaré le ministre. «Si je regarde depuis 15 ans la série des coups de pouce, il est largement plus élevé que les précédents», a-t-il poursuivi. Le dernier coup de pouce remonte à 2006, il avait été de 0,3%.  Interrogé sur le coût de cette mesure pour l’Etat, Michel Sapin a botté en touche, répondant :«je ne peux pas donner de chiffres à ce stade». Il a par ailleurs annoncé que «toutes les branches dont les minima sont inférieurs au Smic auront à négocier dans les mois qui viennent». Si les partenaires sociaux, dont c’est la responsabilité d’engager des négociations branche par branche, ne le faisaient pas, le gouvernement les y obligerait, a-t-il dit.

«Un baguette de pain par semaine»  Cette annonce est conforme aux informations parues ces derniers jours sur l’ampleur du coup de pouce. Conforme, oui, satisfaisante, c’est moins sûr. Cette hausse symbolique ne satisfait pas les syndicats, qui demandaient bien plus, tandis que le patronat n’a eu de cesse d’alerter sur les risques sur les emplois dans les petites entreprises. L’annonce a énormément déçu les syndicats CGT et FO. «Un coup de pouce de 0,6%, ça représente une baguette de pain par semaine», a déploré Paul Fourier (CGT) à la sortie de la réunion des partenaires sociaux avec le ministre. Pour lui, «c’est un très mauvais signe envoyé aux salariés». «C’est la déception qui domine», a réagi sur RTL le numéro un de la CGT Bernard Thibault. Cette décision va engendrer «frustration et mécontentement», pronostique Marie-Alice Medeuf-Andrieu (FO), pointant qu’avec cet «à-valoir», la revalorisation du 1er janvier 2013 «sera +peanuts+». Lundi, Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière, avait estimé  sur France Inter que 2 % «ce serait insuffisant» et «un premier faux pas, un signe négatif».

Laurence Parisot : «Peu d’incidence sur l’emploi» L’annonce n’a pas plus satisfait les représentants des petites et moyennes entreprises (GGPME) qui se sont inquiétés des «conséquences économiques négatives» pour les entreprises et du risque de «destruction» de «dizaines de milliers» d’emplois. De son côté, la présidente du Medef Laurence Parisot a estimé que cette augmentation aura peu d’incidence sur l’emploi et la création d’emplois. Cela  permet aux salariés au Smic «d’avoir un peu plus que la simple augmentation liée aux critères économiques de l’inflation, et en même temps, on peut considérer que ce coup de pouce limite les risques à l’égard de l’emploi, de la création d’emplois et du maintient de l’emploi», a-t-elle expliqué, en déplacement à Bruxelles. «Nous avons toujours dit qu’il fallait rester dans les critères économiques objectifs qui depuis des décennies permettent d’augmenter le Smic en fonction de l’inflation. Le gouvernement a été au delà, mais dans des proportions qui témoignent qu’il a intégré la réalité de l’économie d’aujourd’hui et l’objectif premier qui est l’emploi, l’emploi et l’emploi», a-t-elle ajouté. «Maintenant, tout dépend aussi de l’évolution de l’économie dans les semaines et les mois à venir et aussi des conclusions du sommet européen de jeudi et vendredi», a-t-elle indiqué.

via : Le smic augmentera de 2 % le 1er juillet.

Le gouvernement devrait opter pour une hausse du SMIC limitée à 2 % au 1 er  juillet

Le scénario d’une hausse d’environ 2 % du SMIC apparaît comme le plus probable. Une partie importante de ce coup de pouce (1,4 %) constituera un à-valoir sur la hausse légale du 1 er  janvier, à savoir le montant de l’inflation depuis la dernière revalorisation du salaire minimum.

Il y a ceux, à Bercy, qui ont les yeux rivés sur le déficit budgétaire et la faiblesse des marges des entreprises : ceux-ci voudraient limiter l’augmentation du SMIC à l’équivalent de l’inflation. A l’opposé, il y a ceux qui jugent nécessaire, au vu des attentes de l’opinion publique, de faire 1 point de plus que l’inflation. Bref, l’ampleur du coup de pouce au SMIC qui doit être dévoilée mardi et sur laquelle travaille le gouvernement se joue entre 1,5 % et 2,5 %. Selon nos informations, la poire devrait être en définitive coupée en deux : c’est une hausse de 2 % qui devrait être annoncée aux partenaires sociaux lors de la réunion de la Commission nationale de la négociation collective. C’est en tout cas l’hypothèse qui tenait la corde hier en fin de journée, tandis qu’on apprenait que la réunion de ministres programmée ce vendredi à Matignon était annulée.

Une chose est sûre, ce coup de pouce d’environ 2 % sera en grande partie un à-valoir sur la future hausse légale devant intervenir au plus tard au 1 er janvier 2013. L’inflation constatée depuis novembre dernier (qui a servi au calcul de la dernière hausse légale) atteint 1,4 %. Le vrai coup de pouce serait donc de 0,6 point. Cela signifie aussi que la prochaine hausse légale (début 2013) sera faible, en se basant seulement sur l’inflation entre mai et novembre 2012 (et non sur un an). Mais François Hollande l’a aussi promis, cette formule devrait être modifiée d’ici là pour prendre davantage en compte la croissance, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, où à la hausse des prix s’ajoute la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire ouvrier. C’est sans doute sur cette perspective que le gouvernement va appuyer son argumentaire pour convaincre les syndicats de la logique de ce geste « raisonnable », en rappelant que, pendant tout le quinquennat de Nicolas Sarkozy, il n’y avait eu aucun coup de pouce.

Le groupe d’experts chargé par la loi de rendre un avis avant chaque 1 er janvier doit voir le ministre du Travail, Michel Sapin, lundi. Il devrait lui dire tout le mal qu’il pense de son projet, qui, selon les évaluations de l’un de ses membres, Francis Kramarz, pourrait détruire de 30.000 à 50.000 postes si les 2 % sont confirmés (« Les Echos » du 13 juin). Une hausse de 2 % porterait le SMIC horaire de 9,22 euros à 9,40 euros, soit un peu plus de 27 euros de gain mensuel pour le salarié. Le choix d’un coup de pouce limité s’explique par l’impact sur les entreprises, et surtout les PME, d’une telle mesure. La CGPME a d’ailleurs encore appelé hier à un « moratoire » et François Hollande a promis de prendre en compte la compétitivité des entreprises. Mais il s’explique aussi par son coût pour l’Etat : renchérissement des allégements de cotisations sur les bas salaires et surcoût pour l’Etat employeur. Selon l’IGF, un coup de pouce de 1,5 % coûterait 1,4 milliard d’euros au budget de l’Etat.

via : Le gouvernement devrait opter pour une hausse du SMIC limitée à 2 % au 1 er  juillet

A lire : Capital

Ce qui va changer à Pôle emploi

Le conseil d’administration de Pôle emploi a entériné jeudi 21 juin plusieurs importants changements pour l’organisme. Le plan stratégique 2015, rédigé par Jean Bassères, son directeur, prévoit en effet des profondes modifications des méthodes de fonctionnement, notamment dans le suivi des chômeurs. Le but est de corriger les défauts qui sont apparus à la suite de la fusion de l’ANPE et des Assedic, et surtout de profiter d’Internet  pour faire des économies. Si les changements doivent encore être précisés dans les prochains mois, le document détaille déjà quelques pistes.

La fin de l’accompagnement mensuel pour tous : D’ici 2013, le plan prévoit que les demandeurs d’emplois seront classés en trois catégories en fonction de leur profil. Le but est que les chômeurs considérés comme les plus éloignés de l’emploi puissent bénéficier dès leur inscription d’un suivi renforcé, avec un conseiller qui n’aura pas plus de 70 demandeurs d’emploi dans son "portefeuille". Les chômeurs les plus proches de l’emploi pourront de leur côté, s’ils le veulent, être suivis uniquement sur Internet.

La création d’un corps de contrôleurs : Jusqu’à présent, ce sont surtout les conseillers de Pôle emploi qui sont chargés de vérifier que les demandeurs d’emploi recherchent bien un travail. Bien souvent, et faute de moyens, le contrôle se résumait à sanctionner le chômeur qui ne venait pas à un rendez-vous de Pôle emploi. Le plan stratégique promet une "expérimentation" sur "la mise en place d’équipes dédiées au contrôle de la recherche d’emploi". Demain, des contrôleurs de Pôle emploi iront-ils au domicile des chômeurs vérifier qu’ils recherchent bien un emploi ? "Rien n’est exclu", affirme-t-on à la direction. Pour contrôler les demandeurs d’emploi qui sont suivis uniquement sur Internet, des outils de traçage des connexions sur le site de Pôle emploi pourraient être mis en place.

L’abandon de la course aux annonces : Les agents de Pôle emploi ne chercheront pas comme par le passé à multiplier les offres d’emploi en sollicitant les entreprises. La direction de l’organisme souhaite inciter les entreprises à passer avant tout par le site de Pôle emploi pour déposer leurs annonces. De même, elle veut que les contacts directs entre chômeurs et entreprise, sans intervention de conseiller, soient développées. "Toutefois, les entreprises qui n’utilisent pas Internet (et plus particulièrement les TPE) pourront contacter un conseiller afin qu’il leur propose le service adapté à leur besoin", prévient le document. Certaines entreprises, par exemple celles qui ont du mal à recruter, pourront bénéficier d’une offre de services renforcés.

L’ouverture aux sites d’annonces privés : La direction compte réaliser des "nouveaux partenariats avec les sites Internet emploi. Les offres publiées par ces sites pourraient être référencées dans le cadre des recherches effectuées sur pole-emploi.fr", et inversement. Le but est de faire circuler plus largement toutes les offres d’emploi.

Un pilotage par les résultats : Trop longtemps, "les agents ont été uniquement évalués sur leur capacité à réaliser des actes, sans que l’efficacité de ceux-ci ne soit évaluée", estime un très bon connaisseur de Pôle emploi. Désormais, le taux de retour à l’emploi devrait devenir l’indicteur phare de l’organisme. "Les managers bénéficieront d’analyses des résultats déclinées par bassin d’emploi", promet le plan stratégique. Ce taux de retour à l’emploi permettrait de comparer entre elles les performances des différentes agences.

La simplification administrative : Pour libérer du temps pour l’accompagnement, le plan stratégique permet de simplifier les courriers et les démarches administratives. Il en appelle aussi aux partenaires sociaux pour rendre moins compliqué les règles d’indemnisation des chômeurs.

via : Ce qui va changer à Pôle emploi.